A PROPOS
Tout commença en novembre 1979. Un petit restaurant fut mis en chantier. Une familleenthousiaste en prit la direction et géra les affaires pendant des années sans répit, pour les faire prospérer et donner à ce restaurant le statut de PME.

Avec Piet et Ann Lecot - Vandermarliere à la tête. Avec une grande équipe de personnel, «depuis le début», elle signe garantir votre bien-être avec eux pour toute occasion.
Une sommaire ...
 


Il Y A PLUS DE 35 ANS...
Tout commença en novembre 1979. Un petit restaurant fut mis en chantier. Une famille enthousiaste en prit la direction et géra les affaires pendant des années sans répit, pour les faire prospérer et donner à ce restaurant le statut de PME.

Piet et Ann Lecot - Vandermarliere ont pris la direction des affaires. Avec une équipe d’excellents collaborateurs “de la première heure”, ils assurent votre bien-être chez eux en toute occasion. Un petit tour d’horizon...

Lorsqu’il fut lancé en 1979, le Klokhof ne présentait bien sûr pas son aspect actuel. Le restaurant de l’entreprise est encore hébergé dans l’ancien logis de cette ferme de 1719. C’est aussi dans cette aile que les travaux d’agrandissement ont commencé. Afin de rendre le salon apéritif plus spacieux et plus agréable, c’est ici que furent réalisés les premiers travaux d’aménagement au début de l’année 1980. Un agréable bar fut installé de façon à ce que les clients puissent profiter d’un apéritif décontracté ou bavarder autour d’une tasse de café.
Le souci constant de la qualité et la préservation du rapport qualité/prix ont permis et permettent encore au Klokhof de se targuer d’une croissance continue du nombre de clients. Conforté par ce stimulant, l’on décida en 1983 de raser les vestiges d’une vieille grange et d’ériger à cet endroit la salle « Ambassador », une belle salle multifonctionnelle, car le site était demandé non seulement pour célébrer des fêtes de famille telles que communions, fêtes de fiançailles, etc., mais il était utilisé également les dernières années en tant que salle de séminaire disposant d’un équipement audio-visuel moderne. Cette salle « Ambassador » fut dotée de son propre bar et d’une cuisine entièrement équipée avec tous les appareils voulus, afin de pouvoir fonctionner de façon autonome, sans interférence avec les autres bâtiments. La réalisation de cette salle (qui peut accueillir jusqu’à 60 personnes) fut un coup dans le mille ; elle est très souvent occupée, et non seulement les weekends mais également de plus en plus souvent les jours ouvrables.

Ensuite a surgi le projet de rénovation du jardin intérieur (en 1986). Les divers parterres de fleurs reçurent un nouvel aménagement. C’est important lorsque l’on sait que les chaudes journées d’été, de nombreux client aiment profiter de ce superbe jardin intérieur. Les grands travaux commencèrent vers février 1988. Pour commencer, en raison de la forte demande de salles de mariage, la salle des fêtes « Ste-Anna » existante (150 pers.) fut agrandie pour pouvoir accueillir 350 personnes autour de tables rondes. Outre le souci de l’architecture des façades et des proportions de l’ensemble – peu de personnes remarquent la différence entre les anciens et les nouveaux bâtiments – l’on a veillé de façon relativement simple mais très efficace à ce que des groupes puissent aisément être reçus de manière correcte et agréable. La mezzanine supérieure permet d’accueillir jusqu’à 450 convives pour une réception.

Ensuite, l’on s’est attaqué à la jonction entre le restaurant et la salle des fêtes pour en faire une salle de banquet à part entière (40 pers.), appelée la Torenzaal. Enfin, les anciennes cuisines furent totalement rénovées et leur surface fut doublée. Pour terminer, 9 chambres furent aménagées au-dessus de cette aile, donnant ainsi le jour à un hôtel de grande classe. Les cinq à six années qui suivirent, toute l’énergie, et bien entendu les euros, furent exclusivement consacrés aux finitions et à la décoration intérieure. L’on a investi sans relâche, avec passion mais mûre réflexion, avec prudence mais détermination, dans l’amélioration de la qualité de l’alimentaire et du non-alimentaire de “l’assiette et du cadre”, du culinaire et de tout ce qui entoure le culinaire. Pendant l’hiver 2004, l’une des plus belles réalisations put être enfin posée : la terrasse intérieure flambant neuve, complète avec du buis, des haies et des platanes, un mobilier confortable pour manger en terrasse, dans une belle harmonie de matériaux et de coloris. Cette terrasse a déjà reçu de nombreux éloges de la part des clients fidèles. En vue de l’avenir de l’affaire et des enfants, vers 2008, la salle des fêtes fut complètement réaménagée. Ce fut la dernière grande toilette nécessaire de l’Hostellerie Klokhof, lui permettant d’affronter l’avenir en toute confiance, parachevée ... toujours avec zèle et enthousiasme, afin de conforter sa position en tant qu’entreprise unique dans la région et en dehors, pour les années à venir.
Une clientèle fidèle et nombreuse, une volonté constante de renouvellement, d’initiative et de respect des désirs et attentes de nos visiteurs, constitueront toujours le fil rouge autour duquel notre profession se tisse.

Il Y A BIEN LONGTEMPS...
Jusqu’en 1962, l’ancien corps de logis de ce restaurant était une métairie de taille moyenne avec 21 ha de terres, exploitée depuis des générations par des familles de courageux laboureurs flamands de la région.

Ces métayers payaient chaque année leur fermage aux seigneurs du château entouré de douves, qui se situe de l’autre côté de l’autoroute, à une centaine de mètres d’ici.Tout près du château Delacroix, qui date du XIX siècle, et dont certaines parties remontent à l’an 1737, se trouve encore une métairie qui appartenait également à ces seigneurs. Ces deux fermes ne portaient d’autre nom que “les métairies de Delacroix à Sint-Anna”.Quoique la plupart des métairies soient surmontées d’un clocheton qui sonnait l’Angelus afin de rappeler la prière aux travailleurs dans les champs, ou afin de convier, à l’heure de midi ou le soir, le métayer et ses ouvriers agricoles à s’installer autour de la longue table en chêne pour y savourer ensemble une bonne bouillie, ces métairies n’en disposaient pas.Ce fut le dernier métayer, le fermier Alberic Bekaert (1903-1972) qui, lors de la réfection du toit en 1933, fit placer un clocheton. Un phénomène tellement normal qu’à cette époque n’apparaissait pas encore le nom “KLOKHOF”. Les premiers agriculteurs qui vécurent ici et qui possédaient trois ou quatre chevaux et un troupeau de vaches, c’étaient Auguste Vanhoutte (né à Tourcoing en 1846) et Eulalie Vanhoenacker (née à Bellegem en 1841). Après leur mariage en 1870, ils s’installèrent à la métairie.Henri Vanhoutte épousa une fille Lavaert en 1904, et il succéda à son père la même année. Dix-sept ans plus tard, en 1921, il chercha une “exploitation plus grande” et il partit pour la Somme, laissant la “métairie et les terres” à son frère, Jules Vanhoutte, qui avait épousé Marie Lavaert.Jusque-là, Jules avait été marchand de lin à Marke et il rouissait le lin dans les eaux de la Lys. Les Vanhoutte avaient toujours été d’excellents producteurs de lin et leur devise était : “Faire de l’agriculture sans lin, ce n’est pas faire de l’agriculture!”.Neuf ans plus tard, lors de la grande crise de 1930, Jules décida de suivre l’exemple de son frère qui avait réussi en France, et il partit également pour la Somme.En 1930, Alberic Bekaert, fils de la ferme “Populierenhof” à Aalbeke, et Germaine Vannieuwenhuyze provenant d’une entreprise de rouissage dans les eaux de la Lys, établie à Marke, reprirent la métairie. Ils y restèrent jusqu’en 1962, lorsqu’il apparu clairement que la construction de l’autoroute internationale allait entraîner une expropriation et un démembrement de l’exploitation.Ils avaient déjà eu vent de l’affaire en 1957, et ils étaient partis en Wallonie à la recherche d’une exploitation plus grande. Avec leurs deux fils, René et Jozef, et leurs deux filles, Christiane et Gilberte, ils avaient en effet trop de mains d’oeuvre pour le travail à la “ferme des Vanhoutte”

comme on l’appelait depuis 1870.Ils restèrent ainsi cinq ans, à exploiter deux métairies ; l’une à Sint-Anna et l’autre à Ferlybray, au-delà de Mons, près de la frontière française. Les bâtiments étaient érigés sur le sol belge, mais la plupart des terres se trouvaient en territoire français. Si vous examinez le plan de Courtrai, le “Klokhof” et le lieu-dit Sint-Anna se situent dans une extrémité au sud-est de Courtrai, au premier “vertèbre” de ce qu’on appelle “Marke-steert”. N’hésitez pas à visiter ce beau cadre : c’est la plus belle région naturelle de Courtrai!Si le passé vous intéresse, sachez que de nombreux événements se sont produits dans cette région, et certaines découvertes archéologiques remontent à l’Age de Pierre. L’on a également découvert un puits romain non loin de là. Par ailleurs le Klokhof actuel, fortement agrandi, se dresse au milieu des “collines” du sud de Courtrai, tel un nain de jardin ! A en croire les dénominations séculaires, nous n’exagérons pas.Le “Klokhof” se situe ainsi entre le Pottelberg, le Kalvarieberg, le Sint-Annaberg (70 m), le Schuttenberg (51 m) et le Marionettenberg.Cette toponymie se retrouve sur de très anciennes cartes de la région, ainsi que dans des noms de rue et dans le langage populaire toujours bien vivant. A présent, la E17 a amputé cette partie de Sint-Anna de son ancien berceau et de ses ex-seigneurs du château (Delacroix et plus tard de Béhault)!Autrefois, cette région était densément boisée. Seule la « Bosstraat » toute proche en prolonge le souvenir.Une carte de 1770 montre, dans cette région vallonnée, le bois “Bohemerbos” (près de Sint-Anna), et le grand bois “Sint-Annabos” (à l’est de la Sint-Annastraat).Toutefois, ces bois présentaient aussi des inconvénients!Ils ont rendu la région peu sûre pendant des siècles ; c’est ici que se cachaient toujours les vagabonds et les déserteurs étrangers qui fuyaient les combats.C’est aussi pour cette raison que les moniales de l’Abbaye fondée en 1238 au lieu-dit Rodenburg, tout proche, quittèrent ce lieu peu sûr après de nombreux pillages, pour s’installer en 1265, dans un nouveau monastère, l’Abbaye de Groeninge, dans le site dégagé des pâturages de Groeninge, sur la Lys.

Ce fut également dans cette région boisée surélevée qu’en 1302, l’armée Française, à la veille de la bataille des Eperons d’or, se retrancha et fit le guet avant d’attaquer la ville fortifiée située en contrebas.Malgré la beauté du paysage du lieu de Sint-Anna, ce nom évoque le malheur aux oreilles des Courtraisiens !La Chapelle Sint-Anna, perchée sur la colline, fut construite en 1622 par la Béguine Courtraisienne Barbara Bonte, en reconnaissance pour la guérison miraculeuse d’un aveugle. Plus tard, un groupe d’ermites s’établit non loin de là pour y fonder une école. En 1833, le bâtiment fut transformé en asile pour déments. Maintenant encore, dans la région de Courtrai, lorsque quelqu’un tient un discours peu sensé, on dit de lui en langage populaire: “On va le faire enfermer à Sint-Anna!”Maintenant plus que jamais, « la cloche des fêtes » retentit à juste titre sur le faîte du “Klokhof”, et sous le faîtage de la ferme, l’on déguste des plats copieux et savoureux dans un intérieur de bon goût et chaleureux.

Piet & Ann Lecot - Vandermarliere